"Être positif" : le style explicatif et l'optimisme appris


#1

Bonjour,
je commence par cette phrase libératoire :

Don’t Take Anything Personally. Nothing others do is because of you.
– Miguel Angel Ruiz

Mais surtout, je tiens à partager cette vidéo, et même ce tableau précis, sur le “style explicatif” et son rôle dans l’optimisme appris (à 3mn17s précisément) :

Quand on se prend une critique, une mauvaise note, une défaite, on peut se dire qu’elle est :

  • personnelle (c’est toi qui est nul !)
  • générale (et en plus tout est nul chez toi !)
  • permanente (tu resteras toujours nul !)

Et quand on reçoit un compliment, une bonne note, une victoire, on peut se dire qu’elle est :

  • impersonnelle (le contrôle était facile, les adversaires étaient fatigués)
  • spécifique (c’est juste pour la géométrie, pas les équations, pas toutes les maths)
  • temporaire (c’est pour ce contrôle, ce match)

C’est “l’explication pessimiste”.

Bien sûr, on peut inverser le style d’explication :

  • le compliment est personnel, général et permanent (je suis une personne fantastique)
  • la déconvenue est impersonnelle, spécifique et temporaire (j’ai raté un exercice, j’ai trébuché durant le match, j’étais fatigué…)

… et c’est l’explication optimiste.


Quand j’ai lu les bouddhistes ou les stoïques “tu ne changeras pas le monde, mais tu peux changer comment tu y réagis”, je me suis dit que c’était bien gentil mais que ça n’allait pas changer grand chose : que je “sois positif” ou pas, ma voiture est toujours accidentée, mon loyer est toujours à payer, je suis toujours malade…

Mais mine de rien, un style d’explication, répété maintes et maintes fois, va pouvoir nous mettre dans un état de désespoir acquis, d’apathie, dans lequel on subit… ou nous mettre dans l’optimisme appris, dans lequel on attend et on va au devant de ce que la vie nous réservera.


Nous sommes tous les héros de notre propre histoire, et on se raconte le monde à nous-mêmes. Ça a beaucoup plus d’impact qu’on pourrait croire.


Comment gérer les réactions agressives à propos de l'écriture inclusive ?
#2

Ce que tu dis sur l’explication pessimiste ramène vachement au “syndrome de l’imposteur” dans mon esprit.


#3

hello, la phrase de Don Miguel Ruiz est un des 4 accords toltèques du bouquin que je citais comme m’ayant changé la vie, quel plaisir de la lire ici.

Je vous donne les 4 phrases telles que formulées par DMR, elles m’ont personnellement beaucoup apporté dans ma relation à l’autre et surtout à moi-même :slight_smile:

Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui.

N’en faites jamais une affaire personnelle

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

Faites toujours de votre mieux

Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger.

ce type de mode de pensée permet de se positionner de manière juste face à soi même et face à une situation ou une personne.


Proposé par Camille Roux